Au risque de paraître pour le dernier des ringards, non je ne twitte pas. Je ne suis pas non plus un adepte de Facebook. Je me rappelle du mail tout excité d’un ami qui venait de découvrir Facebook il y a quelques années et qui m’invitait à l’y rejoindre. « Pourquoi ? » lui-ai-je répondu, « puisque nous avons prévu de nous voir ce week-end… parlons de tout ce que tu veux autour d’une bonne petite bière ». Il y a quelques mois un célèbre copywriter qui passe désormais (et il a bien raison) le clair de son temps sous le soleil des tropiques, m’invite sur Twitter en me confiant que Facebook est désormais has been. Tout va si vite que je ne voudrais pas être has been à mon tour. Disons donc que j’attends le prochain truc à la mode pour pouvoir me vanter (de vive voix) auprès de mes amis, d’avoir enfin trouvé l’occupation la plus chronophage de la planète.
Mais pour ce qui est de faire des rencontres et avoir des échanges sympas je ne suis pas en reste pour autant. J’ai passé un moment délicieux avec un ancien para des services secrets britanniques désormais retiré dans sa maison au fin fond de l’Ecosse qu’il partage avec les occupants de ses ravissantes chambres d’hôtes. « Avant je courrais le monde, maintenant le monde vient à moi ! » me disait-il. Eh bien je vais l’imiter, puisque nous venons d’ouvrir, avec ma compagne Françoise, cinq très confortables chambres d’hôtes dans notre village, à 10 mn de Strasbourg ! Et, entre nous, je préfère de loin vous inviter à discuter autour d’un verre de Pinot Gris Grand Cru, à l’ombre de la gloriette ou près du poêle en faïence, que de tchatcher à sec via écran interposés ! A bon entendeur salut !

Pour ce qui est des affaires, je viens d’avoir la confirmation que le mailing papier revient en force ! L’une des dernières opérations, lancée cet été en collaboration avec l’agence MaetVa Direct de Colmar a dépassé de très loin les objectifs que nous nous étions fixés avec l’annonceur. La meilleure offre (nous en avons testé 5, de 30 à 60 €) sur le meilleur fichier (nous en avons testés 10) a généré plus de 8% de commandes ! Cela faisait un moment que je n’avais plus vu de tels rendements. Mais il est vrai que nous avions en face de nous un industriel de l’agro alimentaire d’une écoute rare et dont nous pouvons nous féliciter que les résultats aient été à la hauteur de la confiance accordée.
En marge de ce succès je constate un marché de l’adresse toujours aussi agité. Avec des offres qui frisent l’irrationnel. Il y a quelques jours l’on me proposait 1,4 million d’adresses soit disant « opt in certifiées » pour un forfait de 500 € . Il faut savoir résister à ce genre d’offre comme le marcheur du désert, qui, la gourde vide, passe à coté d’une guelta cristalline mais infectée d’amibes mortelles…comme peut l’être le spam.
Une autre menace pourrait aussi nous venir de nos voisins allemands qui viennent de voter une loi très restrictive pour l’utilisation des fichiers commerciaux. En résumé l’utilisation d’une adresse louée ne pourra se faire à l’avenir, outre Rhin, qu’en indiquant de manière lisible et explicite dans le message, le fichier d’origine de cette adresse. A moins de prévenir son propriétaire et ceci dès la récolte de la donnée, de tous ses utilisateurs potentiels futurs. De telles contraintes existent en Italie et en Espagne où le mailing de prospection est quasiment inexistant. Il serait dommage que nous arrive une loi Hadopi version « fichiers nominatifs » de la faute de pratiques initiées par un Internet débridé. Une toile si tentante mais où les fichiers se constituent de manière sauvage à travers ces réseaux dont je parlais plus haut. Ne lit-on pas dans Wikipédia que : « Twitter collecte des données personnelles sur ses utilisateurs et les partage avec des tierces parties. Twitter considère ces informations comme un actif et se réserve le droit de les vendre si la société change de mains » …Tout est dit… ou presque ! Mais comment aurais-je pu vous l’écrire en moins des 140 caractères sur Twitter ?